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Le Tetramorphe
Au chevet du sarcophage de Saint-Agilbert, on peut admirer un magnifique Tétramorphe, représentation d'un Christ en gloire entouré des quatre évangélistes: Mathieu sous la forme de l'homme ailé, Marc sous celle du lion, Jean en aigle, et enfin Luc en taureau. Les sculpteurs du VIIème siècle ont fixé ici l'image d'un Christ jeune, imberbe, figuration proche d'une représentation à la mode byzantine. L'intérêt de cette pièce réside dans son extraordinaire conservation. En effet ce bas-relief de près d'un mètre de coté apparaît dans son état d'origine, sans avoir subi la moindre altération. C'est à ce titre que l'on peut en parler comme d'un trésor du patrimoine mérovingien Le Chapiteau à anses
La crypte Saint-Paul abrite de magnifiques chapiteaux, sculptés dans les années 660, et dont la conservation étonne encore aujourd'hui. Réalisés dans un marbre blanc extrait de carrières pyrénéennes (celles de Saint-Béat et de Saint-Bertrand de Comminge), ces chapiteaux révèlent une très nette influence romaine. En effet, on peut retrouver, dans la composition même, la tradition des chapiteaux corinthiens, parfois adaptée, comme sur ce chapiteau à anses, aux feuilles d'acanthe des plus travaillées. Face latérale du Cénotaphe de Sainte-Telchilde
Les parois du cénotaphe élevé sur le sarcophage de Sainte-Telchilde présentent une épitaphe à la gravure exceptionnelle. Probablement réalisé au début du VIIIème siècle, ce cénotaphe offre, en alternance, des motifs de coquilles et un texte qui rend hommage au rôle si particulier joué par Telchilde, première abbesse de Jouarre. Ou plutôt devrions nous parler de Téodlecheldis, nom qu'elle portait de son vivant, et qui figure très clairement dans l'épitaphe. Telchilde fut en quelque sorte la lumière de ce monastère, ainsi l'épitaphe mentionne t'elle la célèbre parabole de l'évangile : Celle des vierges prudentes allant au devant du Christ dans la nuit en s'éclairant de leurs lampes à huiles. |